J’ai décidé de prendre soin de moi #1

Mon rendez-vous chez la kinésiologue

Depuis la naissance d’Aurore et même avant, je suis sujette à des angoisses. Le souci, c’est que ces angoisses se sont concentrées sur mon travail et je fais des crises de panique rien qu’à l’idée de me retrouver devant une classe. Je termine avec de très forte migraine, des nausées et je suis bloquée dans mon lit. Je culpabilise beaucoup car j’adore mon métier…

Au début, je pensais que c’était car Aurore était toute petite donc je me suis faite prolongée jusqu’aux vacances d’été. Puis je ne me sentais pas capable de reprendre en septembre donc j’ai pris un mi temps annualisé pour ne reprendre le travail que le 1er février mais voilà le 1er février est arrivé et il m’est impossible physiquement et mentalement d’aller travailler.

Beaucoup m’ont dit que c’est parce que je suis trop attachée à Aurore mais elle va chez la nounou et tout va bien. Je n’ai pas de soucis à la laisser toute la journée.

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Alors j’en ai parlé à mon nouveau médecin traitant (le 3e depuis la naissance d’Aurore). Et elle m’a parlé d’une psychose : la psychose puerpérale. Pour elle tout vient de là. Elle m’a beaucoup déculpabilisé. Je suis malade. Je vais me soigner et ça ira mieux ensuite.

Qu’est-ce que la kinésiologie ?

« La Kinésiologie représente un ensemble de techniques venant des domaines psycho-émotionnel, structurel, nutritionnel, énergétique et  neurologique,  guidé et validé par l’application des tests musculaires. »

Je vous laisse lire cette page si vous souhaitez en savoir plus : ici

Pourquoi j’ai voulu consulter ?

J’avais déjà entendu parler de la kinésiologie quand j’ai commencé à avoir des soucis de migraines dû au stress. Le médecin m’avait parlé d’aller voir un kinésiologue mais j’ai préféré aller voir un ostéopathe qui m’a expliqué que mes maux de tête sont dû à ma mâchoire : je sers des dents quand je stresse et les tensions me causent des migraines.

Puis dans ma recherche pour résoudre mes problèmes d’angoisses, j’ai vu le post de Sophie sur instagram qui est allée chez un kinésiologue avec son fils pour comprendre ses problèmes d’angoisses également.

Je me suis donc dis que qui ne tente rien n’a rien. Je suis allée sur google > kinésiologue Troyes > Léa Rémi, un nom qui sonne bien. J’ai appelé et nous voilà jeudi 24 janvier 14h15 dans son petit cabinet tout cosy. Un cabinet très semblable à un ostéopathe : avec une table type table de massage.

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image issue du site de la kinésiologue

Comment s’est déroulée la séance ?

Je suis arrivée devant une personne très agréable et souriante. Elle m’a posé les questions administratives habituelles et on est arrivé sur le vif du sujet : mes angoisses. Pourquoi j’angoisse autant à l’idée de reprendre le boulot, que je ne m’y sens pas à ma place à cause de mon poste de remplaçante, que je reprends dans la classe où j’ai fait la seconde fausse couche.

De là on parle des fausses couches, de l’IVG et du deuil que je n’arrive pas à faire autour de ça. On décide donc de s’occuper de mes fausses couches dans un premier temps.

  • Le rééquilibrage

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image issue du site de la kinésiologue

Elle a fait des tests de résistance avec mes bras où je n’avais aucune force de résistance. Du coup, elle m’a fait boire de l’eau. D’ailleurs elle m’a fait boire beaucoup d’eau et m’a conseillé de m’hydrater plus car mes muscles en ont besoin.

Elle a commencé par me faire un rééquilibrage donc avec plusieurs tests de résistance et des massages (plus ou moins douloureux). Ça a pris une bonne heure et quart quand mon corps était trop fatigué donc la pauvre elle a eu du boulot. Elle m’a également fait des petits massages mais ce ne sont pas des massages très agréables.

Mon corps est tellement tendu qu’elle en a conclu des choses que je savais déjà : je suis trop exigeante avec moi-même/ je fais passer mon épanouissement personnel après celui des autres/ je ne prends pas assez de temps pour moi.

  • La visualisation de la scène

Nous avons ensuite tenté de travailler sur ma seconde fausse couche (celle que j’ai faite en classe) pour que je puisse en faire le deuil. Pour cela elle m’a fait visualiser la scène dans les moindres détails. Puis de modifier quelques éléments pour la rendre moins traumatisante. Puis elle m’a demandé de sortir de mon corps et d’être comme spectatrice de la scène. Cette 2e moi, j’ai du l’imaginer comme étant au cinéma et que la scène soit un film projeté à l’écran. Et j’ai du également visualiser une 3e moi qui regarde la 2e moi qui regarde la scène sur l’écran. Pour en finir, elle m’a demandé d’imaginer une personne de confiance assise à côté de moi dans le cinéma. Qui me réconforterait. Et là, ça fait mal… Je n’ai réussi à imaginer personne… Même pas un parent ou mon homme. C’est compliqué car dès que j’imaginais quelqu’un je me sentais jugée et ça me faisait mal. Je n’ai même pas réussi à imaginer un animal ou un objet. Je n’ai jamais vraiment eu de confident ou de doudou… Je me suis sentie très seule et les larmes ont coulé toutes seules sur mes joues.

  • La couleur

J’ai du visualiser une couleur dans tout mon corps. La première couleur qui m’est venue en tête, c’est le rouge. Elle m’a demandé à quoi correspondait la couleur rouge pour moi et ça me faisait penser au sang (pas super positif quand on parle de fausse couche). J’ai donc du visualiser des robinets au bout de mes pieds et un entonnoir sur la tête et laver tout le sang avec de l’eau très pure.   La couleur qui est apparue ensuite, c’est un bleu vert. Il s’agit de la couleur des yeux de mes enfants. Ça m’a rempli de joie. Je me sentais très bien avec cet exercice.

  • Les phrases

En dernier exercice, la kinésiologue m’a fait répété des phrases en me maintenant le bras, je ne m’en souviens plus mais elles étaient positives ou négatives. Mon corps apparemment réagissait plus  aux négatives qu’aux positives comme si je n’étais pas encore prête à changer et à aller mieux. Pourtant c’est ce que je tente de faire ! Elle m’a ensuite fait une chose assez étrange : elle m’a fait répéter une des phrases positives en me maintenant une lampe de poche allumée au-dessus de l’œil. Ça m’a donné super mal à la tête…

La kinésiologue était très déçue car nous n’avions pas le temps de faire plus d’exercices car j’étais limitée dans le temps à cause de la sortie d’école de Gabriel.

La conclusion de cette séance

Je ne suis pas encore tout à fait prête aux changements qui me feront aller mieux. Je n’arrive pas à donner ma confiance et le jugement des autres me fait très mal. Je me fais constamment passer au second plan : je m’occupe donc des autres et je m’oublie totalement.

La séance a duré deux heures et aurait pu durer bien plus longtemps si je n’avais pas eu d’impératif horaire. Et elle m’a demandé 50e.

C’est une dame très sympathique avec qui j’ai passé un agréable moment. Elle a su me mettre à l’aise et même à me faire rire. Je la conseille vraiment !

Je vous laisse le lien vers son site ici

Je pense vraiment que cette première séance m’a fait du bien. J’ai rendez-vous désormais chez la psychologue et chez le psychiatre. Donc affaire à suivre. Mais je pense vraiment y retourner avec plus de temps devant moi !

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Carpe Diem*

Publié par

Maman de Gabriel et Aurore, je partage mon quotidien et mes passions à travers mon blog.

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